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CONTRIBUTIONS QUE NOUS RESTE-T-IL DU BATEAU « LE JOOLA » ?
« En vérité, Allah ne modifie point l’état d’un peuple, tant que les [individus qui le composent] ne modifient pas ce qui est en eux-mêmes. »

Coran, Sourate –le tonnerre- verset 11.

Le 26 septembre 2002, aux larges des côtes gambiennes de l’Océan atlantique, se produisait l’une des plus grandes catastrophes maritimes de l’histoire de l’humanité. Ainsi le bateau « Le Joola », qui assurait la navette entre Dakar, la capitale sénégalaise, et la région verte de la Casamance, s’enfonçait, presque d’un coup, dans la mer, emportant avec lui près de 2000 âmes.

Ce fut un évènement très douloureux, que la nation sénégalaise toutentière, a vécu dans sa chair et dans son âme. La conscience individuelle et collective du peuple sénégalais fut profondément heurtée, comme il ne s’est jamais presque produit dans l’histoire.

A l’époque, le président Abdoulaye Wade, avait appelé, dans son discours, à une introspection, c’est-à-dire à un examen de conscience, visant à amener les Sénégalais à se remettre en cause, à changer radicalement de mentalité et de comportement.Mais hélas, depuis lors, « Le Joola » semble rangé aux oubliettes. Des responsabilitésont étésituées. Mais aucune personnalité inquiétée. Aucune sanction prise. Quelques démissions çà et là…et la souffrance des familles de victime demeureet fait échoà chaque anniversaire du naufrage du bateau. Autant le souvenir des morts s’immortalise autant la souffrance qui en découle perdure. Cette plaie de souffrance ne peut se cautériser. Elle est trop profonde pour se cicatriser dans cet intervalle de temps.

Les années passent et les Sénégalais restent cloitrés dans leurs comportements d’antan. La nuit de l’insouciance, de l’irresponsabilité, de la négligence et du laxisme n’est pas encore terminée. Le peuple Sénégalais est encore en plein dans sonlong sommeil dogmatique : le Sénégal, pense-il, est une terre bénie et est à l’abri de certains phénomènes, de certains malheurs qui s’abattent sur les autres. Les Sénégalais se croienttoujours les plus beaux, les plus intelligents et les plus élégants d’Afrique. En réalité, il n’en est rien. Que d’illusions psychologiques ! Quel narcissisme béat ! La réalité est que notre pays continue à patauger dans les eaux profondes de la pauvreté et de la misère, bref du sous-développement.

Ce qu’il importe de noter, c’est que chaque jour, semaine, mois ou année, des « Joola » bis se produisent dans notre pays sans que cela attire l’attention particulière des Sénégalais, sinon brièvement, c’est-à-dire de manière passagère. La conscience collective sénégalaise semble opaque devant les évènements malheureux, dus souvent à la négligence et au laxisme, qui se produisent au avec leurs lots de victimes et de désolation. Notre capacité d’indignation s’est effritée devant la quête du pouvoir, de l’avoir et de la renommée qui caractérise notre société actuelle. Les mêmes causes entrainent les mêmes effets.

Aujourd’hui plus que jamais, l’indiscipline, l’insolence, l’arrogance dont on fait montre au Sénégal n’est plus à démontrer. Ces contre-valeurs sont plutôt monnaie courante. L’impudeur et l’immoralité ravagent, comme la peste, les solides fondements éthiques et religieux de notre société. La voix des marabouts devient de moins en moins audible et celle des politiciens de moins en moins crédible.La jeunesse est de moins en moins éduquée et formée à la vie. Elle se retrouve, de nos jours,en face d’un horizon bouché et d’un avenir incertain.

La Noblesse a perdu de sa splendeur, chacun se considérant comme noble « mane noble-la ». Ce refrain fuse de partout chez les sénégalais jeunes et les moins jeunes). Les nouveaux riches et nouvellescélébrités du pays cherchent à  faire le buzz à tout prix. Ils mettent en exergues l’argent, la femme et le luxe. Ils disputent à Dieu son Pouvoir et sa Beauté sur la terre des hommes. Et tout cela dans un Sénégal émergentnous dit-on, avec une classe politique pourrie jusqu’aux os. La recherche de l’intérêt personnel, l’enrichissement illicite, la mauvaise mentalité envers la chose publique et le manque de patriotisme caractérisentcette classe dirigeante des indépendances à nos jours.En face d’elle, se trouve un peuple souvent complice parce qu’encore naïf, insouciant et se détournant de l’essentiel, c’est-à-dire d’une citoyenneté éclairée, engagée et responsable. Les chantiers de l’homme sont relégués au second plan au profit des chantiers routiers et infrastructurels. C’est cela le Sénégal du troisième millénaire, c’est cela notre Sénégal actuel, le Sénégal de l’avenir de nos enfants et petits-enfants.

16 ans après, il ne reste plus du « Joola » qu’une épave engloutie aux tréfonds de l’Océan atlantique, attirant poissons et autres créatures peuplent la mer. Il ne reste plus du Joola que ce tombeau marin où dorment désormais, pour l’éternité, des espoirs trahis et des jeunesses inachevées. Il ne reste plus du « Joola »que des souvenirs cauchemardesques voire les fantômes de nos morts et disparus. Il ne reste plus du « Joola » que des familles décimées, des veuves et veufs qui peinent à reconstruire leur vie, des orphelins désœuvrés et abandonnés à eux-mêmes. Il ne reste plus du « Joola » que des promesses non tenues, et par les autorités de ce pays et par les Sénégalais eux-mêmes :aujourd’hui plus que jamais, les Sénégalais sont récidivistes à l'indiscipline, à la négligence et au laxisme.Ce n’est pas demain la fin des surcharges dans nos transports publics. La sécurité dans nos édifices publics (stades, marchés, hôpitaux, écoles, universités) pose aussi problème.  Tout le monde peut le constater. Et l’État ne dit rien. Et le peuple accepte tout.En réalité, les Sénégalais vivent comme si le « Joola » était unsimple accident comme les autres. Pis, ils vivent comme si le naufrage du « Joola » n’a jamais eu lieu. Le peuple sénégalais oublie très vite. Il a une mémoire très courte qui ne se soucie ni de l’avenir pour prévenir ni du passé pour tirer les leçons de l’histoire. Le philosophe allemand Hegel avait raison d’écrire que « [...] ce qu’enseignent l’expérience et l’histoire c’est que peuples et gouvernants n’ont jamais rien appris de l’histoire, et n’ont jamais agi suivant des maximes qu’on en aurait pu retirer ".

L’indiscipline des chauffeurs est la cause directe de la majeure partie des accidents de la route. Les incendies de marchés et d’autres lieux publics, les enlèvements et assassinats d’enfants et même d’adultes, continuent, dans le même sillage, à faire des dégâts irréparables dans un pays où chacun aspire à la liberté et personne n’est responsable de rien. Ah ! QueDieu a bon dos sous le ciel du Sénégal ! Son fameux « ndogal » (décret divin) serait, d’après les Sénégalais, à l’origine de tous nos malheurs. La responsabilité humaine est reléguée toujours au second plan.

Mais si le naufrage du bateau « Le Joola » n’a pas pu changer radicalement la mentalité et le comportement des Sénégalais, si ce drame maritime et humain n’a pas révolutionné profondément le quotidien des Sénégalais, seul le fracas annonçant la fin du monde pourra peut-être le faire, et ce sera trop tard. Je suis alors tenté de poser cette question : « (A quand les voix conjuguées de tous ceux qui s’indignent pour faire changer notre destin à tous ?) »

Pour hier et pour demain, j’avertis et j’aurais déjà averti mon peuple. Je ne sais pas ce que sera le Sénégal quand je ne serai plus de ce monde, mais j’estime avoir assez sensibilisé sur les goulots d’étranglements qui empêchent notre nation de se développer et notre peuple de s’épanouir. 
Aujourd’hui, la seule chose dont je suis sûr, étant encore en vie, c’est que je suis malade du Sénégal et je sais que je vais mourir du Sénégal.Que cette mort soit belle !

Ngor Dieng

Psychologue conseiller

ngordieng@gmail.com

 
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CONTRIBUTIONSMahmoud Saleh: « Affaire Idrissa Seck-Soyons sérieux »
Mahmoud Saleh, directeur de Cabinet politique du président Macky Sall, se prononce aussi sur l’affaire Idrissa Seck à travers ses écrits nous révèle senego. Sans  citer le nom de l'ancien Pm,il parle cependant dans le texte, de « marabout politicien qui instrumentalise la religion pour se positionner politiquement »précise encore senego.

Être respectueux vis-à-vis de soi-même, devrait empêcher de tenir des propos irrespectueux vis à vis des autres. Surtout, venant d’un  » homme religieux  » , doublé d’un politique. Propos immatures , insensés, adressés en plus à une personne qui incarne une légitimité , confirmée à plusieurs reprises. Convenons que , celui qui a tenu ces propos n’a aucun respect pour notre peuple et par son manque de maturité, est complètement disqualifié à postuler à une responsabilité nationale.

Rappelons le. Il s’agit du marabout politicien qui instrumentalise la religion pour se positionner politiquement. Il s’agit de celui, qui a été démystifié et lâché par ses compagnons, co-fondateurs de son mouvement politique. C’est celui qui se cherche un instrument politique de substitution face à la crise profonde de son mouvement. Oui , vous l’avez deviné, lui , qui se fait le porte voix de certaines forces occultes, cherchant à bénéficier de leur coup de pouce , pour rèexister, politiquement.
Le combat politique appelle respect et considération. Il interdit d’apprécier en dehors du réel, en dehors de ce qui se fait. 
User de caractérisations aussi légères, renvoyant à une surestimation de soi-même est indigne de quelqu’un qui devrait constituer une référence, de par sa naissance et surtout pour ce qu’il convoite. Il est heureux que l’homme, à qui il s’adresse à une capacité de dépassement qui le met à l’abri de velléités de réaction. Qu’il est concentré sur les obligations qui pèsent sur ses épaules et qu’il s’évertue à chaque instant à honorer. Gageons que d’autres coups bas sont en perspective mais nous ne nous fatiguerons jamais d’assurer la vigilance qui sied face à des malintentionnés, qui se cherchent une voie.

Mahmoud Saleh   
" width="200" align="left"> Mahmoud Saleh, directeur de Cabinet politique du président Macky Sall, se prononce aussi sur l’affaire Idrissa Seck à travers ses écrits nous révèle senego. Sans  citer le nom de l'ancien Pm,il parle cependant dans le texte, de « marabout politicien qui instrumentalise la religion pour se ...
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CONTRIBUTIONSL’indiscipline, une tare bien sénégalaise
 

L’indiscipline est un fléau qui détruit lentement mais surement les fondements de notre société tout en compromettant notre développement économique. Cette tare bien sénégalaise est perceptible sur l’étendue du territoire chez des compatriotes de tous les âges, de tous les sexes et de toutes les ethnies. L’indiscipline des sénégalais nous éloigne de jour en jour de la rampe de l’émergence. Les sénégalais, dans leur écrasante majorité, ne respectent rien ; ils ne pensent qu’à eux-mêmes et considèrent que les interdictions sont réservées aux autres. L’indiscipline des sénégalais est observable dans tous les secteurs de la vie économique et sociale du pays. Le Sénégal est devenu un pays en désordre où tout semble permis et le sénégalais ne s’en prive pas. Le citoyen fait ce qu’il veut au mépris des règles élémentaires de la vie en communauté surtout en milieu urbain. Le sénégalais d’aujourd’hui croit que le pays lui appartient à lui tout seul considérant que les autres citoyens ne comptent pas. Au volant de sa voiture, il n’a aucun respect pour les autres conducteurs. En cas d’embouteillage, il se crée des raccourcis au mépris du code de la route et des autres automobilistes qu’il n’hésite pas à injurier si ceux-ci lui font des observations. Sur l’autoroute à péage, en cas d’embouteillage et il y en a souvent, certains automobilistes empruntent la bande d’arrêt d’urgence en roulant à tombeau ouvert. Sacrés sénégalais. Les piétons s’illustrent aussi dans l’indiscipline à leur manière. Ils traversent les routes sans le moindre respect des règles édictées par le code de la route. Peu de piétons utilisent les passerelles ou les passages cloutés pour traverser les routes ou autoroutes. Sachant bien que la traversée de l’autoroute à péage est interdite, les piétons n’hésitent pas à sectionner les grilles de protection pour passer de l’autre côté de la voie rapide, à toute allure, ignorant les passerelles qui leur sont pourtant réservées.

Les transports publics urbains et interurbains illustrent de fort belle manière l’indiscipline des sénégalais. Les chauffeurs de taxis ou de Ndiaga Ndiaye ou de véhicules assimilés font ce qu’ils veulent sur les routes en dépit des nombreux policiers et gendarmes affectés à la sécurité routière. Le naufrage du Joola n’a pas servi de leçon ni à l’Etat qui laisse faire impunément, ni aux chauffeurs de transports publics, maitres absolus des routes dans les faits. C’est pourquoi le nombre de morts par accidents routiers augmente crescendo, d’année en année.

L’indiscipline des sénégalais s’observe aussi au niveau de leur relation avec les ordures. Si Dakar est la capitale africaine la plus sale c’est par ce que les familles et les consommateurs sénégalais jettent les déchets n’importe où. Le sénégalais n’a aucun respect de la chose commune, surtout la voie et les places publiques.

Un peuple aussi indiscipliné que les sénégalais connaitra difficilement l’émergence. Il est prouvé que le développement d’un pays ne peut pas se faire dans le désordre et dans l’indiscipline.  Beaucoup d’illustrations de ce constat existent à travers le monde. Tant que le Sénégal ne mettra pas un terme à l’indiscipline, l’émergence restera un mirage pour des générations et des générations.

Pour atteindre l’émergence l’Etat a certes fait beaucoup de choses importantes depuis 2000 : infrastructures, éducation formelle, agriculture, santé, social, etc. Il est temps maintenant que les pouvoirs publics s’intéressent enfin à l’homo senegalensis. Le sénégalais doit changer de comportent dans sa société. Il doit respecter les règles qui fondent la vie en société. Il doit respecter les lois et règlements de la république. Les comportements que nous voyons tous les jours doivent changer obligatoirement pour que notre cher Sénégal se développe enfin. Pour arriver à cette fin, il appartient à l’Etat, à la société civile, à l’école, à l’université, aux chefs religieux, aux élus locaux, aux intellectuels, à la police, à la gendarmerie, à la justice de conjuguer leurs efforts pour ramener les sénégalais à la raison. L’indiscipline a atteint un summum qui menace notre société et notre Etat. Tous les secteurs de la vie économique, culturelle et sociale sont touchés. Parallèlement au travail d’éducation des populations, il est temps de commencer à réprimer sévèrement les actes d’indiscipline caractérisés sur l’étendue du territoire quel que soit leur nature et leurs auteurs. L’Etat doit initier aussi des lois spécifiques applicables aux auteurs d’actes d’indiscipline.

L’indiscipline constitue un obstacle au développement. L’Etat a l’obligation de la combattre sans complaisance s’il veut un Sénégal émergent. Dans le désordre et dans l’indiscipline, point d’émergence quelle que soit la pertinence du  plan de développement proposé par les politiques.

Pr Demba Sow

Ancien député

Ancien Conseiller Economique et Social

 

 

" width="200" align="left">   L’indiscipline est un fléau qui détruit lentement mais surement les fondements de notre société tout en compromettant notre développement économique. Cette tare bien sénégalaise est perceptible sur l’étendue du territoire chez des compatriotes de tous les âges, de tous ...
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CONTRIBUTIONSPoliticiens de tous bords, sachez que les sénégalais ne toléreront aucun recule démocratique lors de la présidentielle de 2019 Par Pr Demba Sow
Beaucoup d’hommes et d’analystes politiques avaient acquis depuis 2000 la forte conviction que le Sénégal est à l’abri de lendemains d’élections chaotiques comme c’est souvent le cas en Afrique. Depuis la première alternance démocratique au Sénégal, on vote le dimanche et le lundi suivant on va tranquillement au travail. Les élections législatives de 2017 ont montré cependant que le Sénégal n’est pas tout à fait à l’abri de violences postélectorales car le tripatouille du fichier électoral et du vote des citoyens semblent encore possible chez nous.

Si en 2000, le Sénégal a connu sa première alternance démocratique sans coup férir, c’est incontestablement grâce d’une part au code électoral consensuel de 1992 et d’autre part à la nomination d’une personnalité neutre et crédible au ministère de l’Intérieur et à la création de l’ONEL, une institution chargée de superviser les élections. Ainsi, en 2000, toutes les conditions étaient réunies pour des élections transparentes, libres, démocratiques et crédibles, aux résultats incontestables.

Très bien élu en 2000, le Président Wade n’a pas fait moins que son prédécesseur pour tous les scrutins organisés sous son magistère. A la demande pressante de l’opposition, il a toujours confié l’organisation des élections à une personnalité neutre et crédible. Toujours pour une meilleure supervision et un contrôle des élections, il avait transformé l’ONEL en CENA. Ainsi, en 2007 et en 2012, les sénégalais ont voté le dimanche et travaillé le lundi suivant, sans violence et sans contestation du verdict des urnes.

Pour les élections de 2019, les signes de lendemains d’élections violents sont réunis. En effet, sans code électoral consensuel et la nomination d’une personnalité neutre en charge de l’organisation des élections, les germes d’une contestation des résultats de l’élection présidentielle de 2019 s’accumulent de jour en jour. A cela s’ajoute le manque de confiance de l’opposition à la CENA qui n’a pas été à la hauteur de sa mission lors des législatives de 2017. Le Président Macky Sall ne devrait pas faire moins que ses prédécesseurs pour consolider notre démocratie. Pour l’intérêt du Sénégal et pour la postérité, il doit favoriser le dialogue entre acteurs politiques de tous les camps afin d’obtenir comme les Présidents Diouf et Wade un code électoral consensuel permettant d’aller aux élections dans un  climat serein et apaisé. Le Président Sall a tout à perdre s’il ne parvient pas à organiser un dialogue politique avec l’opposition significative autour du code électoral.

Concernant l’organisation de l’élection présidentielle de 2019, le Président Macky Sall a l’obligation de faire mieux que ses prédécesseurs. Sans mettre en doute la compétence du Ministre Aly Ngouille Ndiaye, le Chef de l’Etat a intérêt à nommer une personnalité neutre comme ses prédécesseurs pour organiser le prochain scrutin. Il est perdant dans le bras de fer actuel entre son pouvoir et l’opposition. La nomination d’une personnalité neutre pour organiser l’élection présidentielle est maintenant une tradition bien établie au Sénégal que tout Président de la République a le devoir d’honorer. Le Président Macky Sall n’a pas le choix, il doit accéder à la revendication de l’opposition en choisissant au plus vite un Ministre de l’Intérieur neutre pour organiser la présidentielle de 2019. Si le bras de fer entre le pouvoir et l’opposition continue, le Président candidat sera le plus grand perdant. Sans doute des collaborateurs pourraient l’encourager à ne rien céder dans ce bras de fer avec l’opposition. Suivre de tels collaborateurs c’est prendre le risque de se mettre les électeurs sur le dos et ainsi hypothéquer sérieusement sa réélection en 2019 qui est loin d’être acquis. Le Président Sall ne doit pas oublier que si les Présidents Diouf et Wade ont perdu le pouvoir, c’est entre autres à cause de leurs entourages. D’autres analystes politiques plus autorisés que moi l’ont déjà dit, certains collaborateurs du Président Macky Sall, des jusqu’au-boutistes incompétents et sans base, sont des obstacles à sa réélection. C’est le cas de beaucoup de Ministres et autres promus, très impopulaires et grands manipulateurs, qui gagneraient à s’inspirer du Premier Ministre qui allie flexibilité, discrétion, écoute et efficacité.

Depuis 2000, les sénégalais ont montré plus d’une fois qu’ils sont politiquement matures et qu’aucun homme politique ne peut les embrigader ou les berner. Les politiciens de tous bords doivent savoir que nos compatriotes sont très attachés à leur démocratie pour laquelle ils ne toléreront aucun recule. Tout Président de la République a l’obligation de consolider notre système  démocratique ou de perdre le pouvoir quelques soient ses réalisations économiques et sociales. Les sénégalais sont tout aussi attachés à la démocratie, à la bonne gouvernance, au respect des valeurs républicaines qu’aux réalisations économiques et sociales. Ils sont insensibles à la manipulation, à la communication mensongère et à la diabolisation des adversaires. La maturité des sénégalais a atteint un niveau tel que, le 24 février 2019, ils vont choisir librement, en connaissance de cause, le Président de la République du Sénégal pour 5 ans.

En suivant les échanges virulents entre le pouvoir et l’opposition, les sénégalais ont l’impression que les politiciens veulent jouer avec leur pays. Hier le Président Macky Sall refusait qu’un ministre de l’intérieur partisan organise la présidentielle de 2012, aujourd’hui, il veut confier l’organisation de l’élection présidentielle de 2019 à un ministre partisan. À quel jeu joue le pouvoir ? L’opposition d’aujourd’hui dénonce l’arrêté de l’ancien Ministre de l’Intérieur M. Ousmane Ngom. Génitrice de ce document quand elle était au pouvoir, on ne comprend pas l’attitude de cette opposition en 2018. Qu’est ce qui a changé pour que le PDS et ses alliés s’attaquent à un texte qu’ils avaient validé quand ils étaient aux affaires. Le pouvoir et l’opposition doivent faire leur introspection et arrêter de se jouer des sénégalais. Il faut que nos hommes politiques nous respectent et qu’ils assument leurs choix indépendamment de leur position par rapport au pouvoir. On ne peut pas accepter que nos politiciens soient pour quant ils sont au pouvoir et contre quand ils sont dans l’opposition pour une même affaire. C’est un jeu qui met à nu soit leur immaturité politique soit leur manque de sincérité quand ils parlent aux sénégalais.

Pr Demba Sow

Ecole Supérieure Polytechnique UCAD

 

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CONTRIBUTIONSAPR : HALTE AUX DISSENSIONS ET EN AVANT
Avant de s’installer au pouvoir en mars 2012 notre parti l’alliance pour la République «APR » se distinguait  des autres formations politiques par ses militants disciplinés et par une grande cohésion dans ses rangs.

Mais force est de constater que depuis quelques temps cette louable distinction a du mal à prévaloir ce qui est noté actuellement au niveau de L’APR c’est plutôt la montée des querelles intestines et des dissensions dans les hiérarchies dirigeantes.

Si les querelles internes en questions se limitaient à ses hiérarchies leurs conséquences négatives seraient facile à juguler .Tel n’est pas le cas les dissensions entre dirigeants rejaillissent sur les militants de base dans la mesure ou chaque responsable dispose plus ou moins d’une base politique locale. Et celle-ci a tendance à se ranger derrière ce responsable et à s’impliquer dans ses querelles responsable et à s’impliquer dans ses querelles. Les dissensions regrettables observées dans notre parti ne peuvent que se répercuter négativement dans la vie de l’APR. Ces répercutions sont d’autant plus nocives que les querelles sont portes à la place publique par medias interposés ou dans le cadre de conférences et rencontres politiques. Parfois sans aucune retenue. Tout cela est inqualifiable et conduit les observateurs à se demander avec justesse si les responsables de l’APR concernés se soucient réellement des intérêts supérieurs de notre pari .Pour les dirigeants apéristes bien inspirés et empreints de sagesse ,de même que pour le militant de base en phase avec les nobles idéaux de notre Président Monsieur Macky SALL ,il s’agit de travailler pour l’intérêt supérieur bien compris  de l’APR et de la collectivité nationale sénégalaise.

Travailler dans cette perspective c’est œuvrer sérieusement et sans relâche pour le développement du parti.  Pour sa massification et pour son ancrage national toujours plus profond. C‘est également entretenir en permanence l’entente et la cohésion du parti.

Ces buts majeurs ne peuvent être atteints que dans les conditions où chaque membre du parti privilégie les idées positives et considéré les autres militants comme des plus que frères. Des frères engagés comme lui dans la réalisation éclatante du « Yonnu Yokute » et dans celle des ambitions du Président de la République Monsieur Macky SALL pour le Sénégal.

Responsable et militants de l’APR qui n’avait rien trouvé de mieux que de vous invectiver il est temps de nous ressaisir et de ne pas emprunter une fausse route. Faisons taire nos querelles et oublions les dans l’intérêt supérieur de notre parti et surtout du Sénégal qui est le centre des préoccupations de notre président Macky .Evitons de blesser d’une manière ou d’une autre un frère du parti et œuvrons au rapprochement entre le président Macky et les anciens militants sincères qui ont quittés par erreur le parti.

Dans l’obstination muette où se recroquevillent les plus grands responsables du parti APR dans le département de Rufisque craignant d’être l’objet d’attaques d’un élément intouchable nous contemplons avec stupeur l’indescriptible scène de discorde et de division qui s’offre à nos yeux.

A défaut d’une prise de conscience gigantesque les militants APR s’acheminent vers une féroce bataille d’extermination telle est mon opinion.

Quant à vous notre MESSI Politique, nous avons le privilège et l’insigne honneur de travailler sous l’autorité d’un guide compètent comme vous dont l’exigence de rigueur pour lui même l’intégrité morale et la connaissance profonde des réalités de la vie constituent une source de haute compétence, de conscience professionnelle et de dévouement. Votre sens de l’équité et vos égalités exceptionnelles d’animateur et d’organisateur unanimement reconnues vous valent la sympathie le respect et la considération de l’ensemble des militantes et militants du parti APR, mais aussi de tous les citoyens conscients de notre pays.

N’oubliez jamais que vous êtes le Messi Politique envoyé au Sénégal par DIEU le tout puissant. Votre mission  consiste à faire régner la justice, le droit la démocratie sur toute l’étendue du pays. Par conséquent ; soyez un phare, une lumière un guide et une miséricorde pour ceux qui dans votre pays sont dans le désarroi.

Soyez juste et équitable, n’abuser jamais de votre pouvoir de chef d’Etat tout neuf au détriment de votre peuple et des citoyens en peine qui viendront vous voir avec espoir. Pardonner surtout les adversaires qui sont jaloux de votre personne. Dieu le Tout Puissant vous bénira et vous fera avancer pendant des années vers la grande lumière de l’illumination et vous permettra de placer avec succès le pays sur les rails de l’émergence.

Que Dieu vous bénisse

Doyen Mahmoudou WADE

Militant APR de la première heure

Rufisque

 

 

 

 

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CONTRIBUTIONSAssassinat au Sénégal : les enfants après les malades mentaux. Par Ansoumana DIONE
Qu’un enfant de sept (7) ans soit égorgé à Touba, par des inconnus et pour des raisons non encore élucidées, cela ne surprend guère le Président du mouvement politique Jaamu Askan wi, le Serviteur du Peuple, candidat à l’élection présidentielle de 2019. Pour Ansoumana DIONE, si le Sénégal connait aujourd’hui un tel nouveau phénomène extrêmement grave, c’est parce que tout simplement le régime du Président Macky SALL n’a pris jusqu’ici aucune mesure pour faire arrêter et condamner, conformément à la loi, les auteurs des assassinats sauvages de plus de neuf (9) malades mentaux errant à Tambacounda, entre 2014 et 2017.

A l’époque, nous avions alerté, à travers l’Association Sénégalaise pour le Suivi et l’Assistance aux Malades Mentaux (ASSAMM), qu’après ces individus ne jouissant pas de toutes leurs facultés mentales, ce sera ensuite le tour des personnes saines, si justice n’est pas rendue. Aujourd’hui, ce sont les enfants qui sont devenus la cible et prochainement, ce sera, à coup sûr, les vielles personnes, si l’on y prend garde. De ce fait, Ansoumana DIONE tient responsable l’Etat du Sénégal de tous ces maux qui s’abattent sur les populations, à cause d’un manque total de vision pour faire assurer leur sécurité, mettre fin à l’errance des malades mentaux et retirer les enfants de la rue. Pour gérer correctement un pays, les autorités gouvernementales doivent obligatoirement s’appuyer sur toutes les compétences nationales. Mais, malheureusement, ici, au Sénégal, quelqu’un comme Ansoumana DIONE n’est pas écouté pour des raisons d’appartenance politique et cela est très regrettable. Pour lutter efficacement contre la criminalité dans notre pays, nous avions organisé le lundi 21 novembre 2016 à l’Hôtel le N’diambour, un Atelier dont les recommandations composées de dix neuf (19) points, avaient été transmises au chef de l’Etat Macky SALL qui s’était engagé à les faire appliquer en compagnie de notre Association. Jusqu’ici, absolument rien n’a été fait dans ce sens.

Rufisque, le 28 février 2018,

Ansoumana DIONE, Président de Jaamu
Askan wi, le Serviteur du Peuple, candidat à
l’élection présidentielle de 2019
Tel : 77 550 90 82 – 70 745 88 47

 

" width="200" align="left"> Qu’un enfant de sept (7) ans soit égorgé à Touba, par des inconnus et pour des raisons non encore élucidées, cela ne surprend guère le Président du mouvement politique Jaamu Askan wi, le Serviteur du Peuple, candidat à l’élection présidentielle de 2019. Pour Ansoumana DIONE, si ...
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CONTRIBUTIONSEn perspectives de février 2019, que nul n’ignore qu’il n’y a pas de vide ou de mort en politique au Sénégal Pr Demba Sow
L’Election présidentielle de 2019 sera âprement disputée. Les signes avant-coureurs sont déjà perceptibles. Plusieurs velléités de candidatures sont annoncées dans le camp de l’opposition et le Présidant sortant travaille obstinément lui aussi pour se maintenir au pouvoir. Si tous ceux qui le souhaitent arrivent à se présenter au scrutin, il y aura en février 2019 une pléthore de candidats avec tous les inconvénients induits. C’est pour éviter l’embouteillage devant les bureaux de vote le jour de l’élection entre autres que l’opposition et le pouvoir sont actuellement en négociation pour trouver une solution consensuelle de limitation du nombre des candidats en 2019. Beaucoup d’analystes et d’hommes politiques croient dur comme fer que si Monsieur Karim Wade et Monsieur Khalifa Sall ne se présentent pas en 2019, le Président sortant n’aurait aucune difficulté à triompher au premier tour. Ces experts qui pensent qu’avec cette éventualité probable que la présidentielle de 2019 serait une simple formalité pour le président Macky Sall ont tout faux. Ils oublient que la nature a horreur du vide, surtout en politique. Les leçons tirées des différentes élections présidentielles depuis 2000 permettent d’affirmer qu’il n’y aura pas de vide politique au Sénégal en 2019. Les Présidents de la république qui avaient cru le contraire ont été défaits à cause de leur optimisme non fondé. En effet, en 2000, le Président Diouf a été battu à plate couture par Maître Wade ; en 2012, le Président Wade a été défenestré par le candidat Macky Sall. Dans les 2 cas de figure, le Président sortant était convaincu de sa victoire au premier tour car ayant cru qu’il n’avait pas d’adversaires d’envergure en face de lui. Le candidat Diouf estimait en 2000 que le candidat Wade était amorti politiquement et qu’il n’avait aucune chance d’être élu Président de la République du Sénégal après plusieurs échecs électoraux. Face à ce vide politique supposé, le Président Diouf, son parti et ses nombreux mouvements de soutien étaient convaincus de leur victoire au premier tour. Au soir du 19 mars 2000, le candidat Diouf et ses amis apprirent avec amertume qu’il n’y a pas de vide en politique lorsqu’il s’agit de compétition électorale, surtout présidentielle. Surpris par cette défaite inattendue, le camp présidentiel était cahot debout et déboussolé. En 2012, le candidat Wade était sûr de sa victoire au premier tour. Il croyait lui aussi avoir en face de lui un vide politique où s’agitaient des candidats sans poids électoral significatif. Au soir du 25 mars, un candidat « sans envergure » écrasa le Président sortant avec un score de parti unique. Les défaites de Diouf et de Wade permettent de prédire que l’absence de Monsieur Karim Wade et de Monsieur Khalifa Sall à la présidentielle de 2019 serait sans effet significatif sur la victoire ou non du Président sortant. C’est pendant la précampagne puis la campagne électorale que les électeurs se font en général une idée assez précise sur le futur Président à élire. C’est pendant cette période de confrontation et de déclinaison des programmes que la majorité des électeurs font leur choix parmi les multitudes de candidats en piste. En 2019, les électeurs seront très attentifs aux projets de société des candidats. Ils vont encore choisir leur Président de façon claire et indiscutable. Il est dommage que certains hommes politiques ignorent que les sénégalais lamda ne sont pas moins murs qu’eux. Les électeurs ont montré 2 fois, de fort belle manière, qu’ils savent choisir leur Président de la République. S’ils décident de reconduire un président sortant pour lui permettre de parachever son travail, ils le feront dans la sérénité mais s’ils estiment aussi que le moment de l’alternance est venu, ils vont élire le candidat qui incarnera le mieux leur espérance, sans état d’âme. Les élections présidentielles de 2000, de 2007 et de 2012 sont illustratives de la maturité des électeurs sénégalais.

En 2000, peu d’observateurs donnaient Maitre Wade victorieux à la présidentielle. Il était considéré comme mort politiquement et on connait la suite. Resté longtemps hors du Sénégal en 2000, Maitre Wade était, aux yeux de certains politologues, un candidat handicapé par ses nombreux échecs électoraux. Pour le Président Diouf, Maître Wade avait épuisé ses cartouches et que, en conséquence, sa victoire au 1er tour était certaine. Les raisons de cet optimisme du camp présidentiel étaient fondées sur la certitude que Maitre Wade était mort politiquement de même que les candidats Moustapha Niass et Djibo L Ka, victimes de la purge au PS. La victoire de Maitre Wade a tellement surpris le candidat Abdou Diouf qu’il était méconnaissable après sa défaite. Ses déclarations étaient décousues et étonnantes à cause de leur incohérence.

L’élection présidentielle de 2000 a montré qu’un leader politiques n’est mort qu’enterré au cimentière. La mouvance présidentielle n’a pas intérêt perdre de vue cette réalité politique à l’occasion du scrutin de février 2019. Croire que certains leaders de l’opposition sont morts politiquement serait une grosse erreur fatale. Sans le savoir peut-être, le pouvoir en place requinque et fortifie les supposés morts politiques par des déclarations incorrectes, incohérentes, insolentes qui sont de nature à irriter les populations. En suivant le débat du moment, on sent déjà que le pouvoir est réactif et défensif alors que l’opposition est proactive et offensive. A ce jeu, le pouvoir risque de perdre des plumes synonymes de voix perdues.

Pour l’élection de 2019, le Président sortant a tout à fait raison de dire qu’il a une longueur d’avance sur l’opposition. Pour maintenir cette avance, le camp présidentiel devra axer sa communication sur les réalisations du Président et ses projets pour son second mandat. Parlant des résultats, les amis du Président ont intérêt à mettre en exergue les réussites et s’engager à améliorer les insuffisances. C’est le principe de l’amélioration continue et c’est cela la qualité. Certains collaborateurs proches du Président n’aiment pas qu’on parle de certaines insuffisances comme dans le cas de l’agriculture qui est véritablement pilotée à vue. Ils ne rendent pas service au Président candidat à qui ils ne disent pas toute la vérité. Ils ont tort et ils le savent. Les sénégalais sont capables de discernement, leur dire la vérité en cette période de précampagne est plus rentable électoralement que le maquillage de la réalité. A bon entendeur salut.

Quant à l’opposition, elle ne positivera pas le bilan du président sortant. Il faut donc s’attendre à ce qu’elle pilonne, minimise et même nie les réalisations palpables du Président Sall. Elle mettra surement l’accent là où ça pourrait faire mal ; sur les supposés scandales du septennat, sur la mauvaise organisation des législatives de 2017, sur le pétrole, sur les emprisonnements de leaders politiques, sur la bonne gouvernance, sur la demande sociale, sur le chômage, sur les audits, sur l’ébullition sociale, …. Elle va provoquer le pouvoir pour le faire réagir maladroitement et certains partisans du Président sont en train de tomber dans le piège.

Les deux camps vont continuer à s’opposer et à s’affronter sans répit jusqu’à la présidentielle de février 2019 avec un seul objectif, convaincre les sénégalais et discréditer l’autre. C’est de bonne guerre. Que les deux camps sachent cependant que les électeurs sénégalais sont matures et ils ne se laisseront pas berner. Le 24 février 2019, après avoir écouté les uns et les autres, ils feront encore le moins mauvais choix comme en 2000, 2007 et 2012.

Pr Demba Sow

Ecole Supérieure Polytechnique UCAD

" width="200" align="left"> L’Election présidentielle de 2019 sera âprement disputée. Les signes avant-coureurs sont déjà perceptibles. Plusieurs velléités de candidatures sont annoncées dans le camp de l’opposition et le Présidant sortant travaille obstinément lui aussi pour se maintenir au pouvoir. Si tous ...
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CONTRIBUTIONSPrésidentielle de 2019 : Ansoumana DIONE, élu au premier tour avec 55%
Ansoumana DIONE, Président du mouvement politique Jaamu Askan wi, le Serviteur du Peuple, candidat à la présidentielle de 2019, est plus que jamais sûr de sa victoire éclatante, dès le premier tour à cette élection qu'il considère comme étant la plus déterminante de toute l'histoire politique du Sénégal.
Ainsi, il tient à le dire, ici, à quiconque voudrait l'entendre, qu'il obtiendra un score de 55% qui fera de lui le cinquième Président de la République du Sénégal, en remplacement du chef de l'Etat, son Excellence Macky SALL. En 2019, c'est le peuple sénégalais, lui-même, qui aura le dernier mot et tout le monde sait présentement que ce même peuple souverain, très éveillé, ne choisira pas du tout un homme politique. Oui, la précision est extrêmement importante.
Mieux, pour cette élection en vue, il ne sera pas question de parti politique, de coalition, pour ou contre le régime en place, d'un groupe d'individus ou autre, mais, plutôt, d'un rendez-vous entre un homme et son peuple. Autrement dit, ce sera entre le Président Macky SALL et un candidat qui sera issu de ce même peuple, en la personne d'Ansoumana DIONE qui s'est déjà distingué, seul, pendant près d'une vingtaine d'années, pour le respect des droits des malades mentaux errants, frange la plus vulnérable de notre population. En clair, la vraie élection pour Ansoumana DIONE, est la mobilisation de sa caution. C'est pourquoi, il invite tous les sénégalais, d'ici ou d'ailleurs, à se faire inscrire, au plus vite, sur le Cahier de la Caution, déjà ouvert par son mouvement politique Jaamu Askan wi, qui se mettra au service exclusif du peuple, pour une gestion saine, équitable et transparente des ressources du pays, à partir de 2019.  

Rufisque, le 19 février 2018,

Ansoumana DIONE, Président de Jaamu Askan wi,
le Serviteur du Peuple,
candidat à l'élection présidentielle de 2019
Tel: 77 550 90 82 - 70 745 88 47
      

" width="200" align="left"> Ansoumana DIONE, Président du mouvement politique Jaamu Askan wi, le Serviteur du Peuple, candidat à la présidentielle de 2019, est plus que jamais sûr de sa victoire éclatante, dès le premier tour à cette élection qu'il considère comme étant la plus déterminante de toute l'histoire politique ...
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CONTRIBUTIONSUn ministère en charge des ordures est une nécessité urgente par Pr Demba Sow
Le Sénégal est un pays très sale. Ne mettons pas de gants pour le dire. Nos villes et nos campagnes sont envahies par des tas de déchets polluants et puants de toute nature. Les populations, face à un Etat impuissant, cohabitent avec cette bombe écologique qui menace en permanence leur santé. Le pays de la Téranga offre aux visiteurs un visage hideux et répulsif n’encourageant pas un billet retour chez nous. Sur la route de Saly Portudal, la route des touristes, le spectacle qui s’offre à ceux qui ont choisi la destination Sénégal est tout simplement horrible. Entre Diass et Sindia, c’est l’indignation et la révolte qui animent les voyageurs qui traversent la zone. Quel échec pour ceux qui ont en charge la gestion des ordures dans ces communes. Coïncidence inquiétante, ce spectacle désolant, indigne du Sénégal, se situe à quelques encablures de l’AIBD.

Tout semble indiquer que les ordures sont tolérées par les populations comme décor normal de leur environnement et que finalement leur amoncellent ne les dérange point. Sur l’étendu du territoire national, le spectacle est le même. Il y a des ordures puantes partout. La solution préconisée par l’Etat depuis 1960 est invariable, les ramasser et les déposer dans un endroit où elles gênent moins le regard des populations et laisser faire la nature. Les recycler ou les traiter n’est pas encore une option des autorités. C’est pourquoi sans doute les déchets s’acculent partout, dans une indifférence quasi consensuelle. Les jeunes d’aujourd’hui ne connaissent que la saleté dans les quartiers, aux abords des villes, entre les villes, au bord des routes etc. Ils ne s’émeuvent et ne s’indignent pas en voyant des tas d’immondices en putréfaction dans leur environnement. Ils sont habitués à vivre avec l’odeur putride et cadavérique permanente dans leurs quartiers ou villages.

Pour vivre, l’homme consomme des aliments et bois de l’eau obligatoirement. Il produit alors des déchets en satisfaisant ses besoins vitaux. Il a, pour avoir une bonne qualité de vie, d’autres activités indispensables qui lui permettent de s’habiller, d’avoir un toi, de se déplacer etc. Pour ces différentes activités également l’homme produit immanquablement des déchets. La quantité de déchets produits par l’homme est corrélée positivement au pouvoir d’achat des consommateurs, au degré d’urbanisation du pays et au nombre d’habitants des villes et des villages.

Au Sénégal, on était 3 millions en 1960 et en 2018, on est plus de 14 millions d’habitants. Notre production de déchets a augmenté dans des proportions supérieures à la croissance démographique du Sénégal. Le taux de croissance des déchets est sûrement supérieur au taux croissance économique du pays. Tous les sénégalais qui prêtent attention à notre environnement savent que nous étouffant, que nous respirons mal. D’année en année, notre cadre de vie se dégrade dans l’indifférence de tous, citoyens et pouvoirs publics confondus.

Depuis 1960, aucun pouvoir ne s’est attaqué véritablement aux ordures. On se contente de les ramasser et de les déposer dans un autre endroit, à l’abri des regards. Cette politique inadaptée n’est plus acceptable. Il faut maintenant ramasser, recycler et traiter. Il faut une rupture sans délai dans notre politique de gestion des ordures. Pour des raisons de santé publique, les autorités doivent mettre en place une nouvelle politique permettant d’éloigner les producteurs de leurs produits polluants. Il est admis aujourd’hui par tous que bien gérées, les ordures sont de l’or. Les sciences de l’environnement ont tellement fait de progrès que valoriser les ordures est une pratique routinière dans les pays qui le veulent. Le Sénégal a la chance d’avoir des ressources humaines bien formée dans les sciences de l’environnement. L’Institut des Sciences de l’Environnement (ISE) et l’Ecole Supérieure Polytechnique (ESP) entre autres forment des ingénieurs et des docteurs qualifiés pour concevoir et exécuter une politique de bonne gestion des ordures.

Le pouvoir actuel vise l’émergence de notre pays donc mène une politique, sans le savoir peut-être, qui va augmenter la quantité de déchets produits par l’homme. En effet, toute amélioration de la qualité de vie du consommateur va engendrer une augmentation de sa production de déchets. Ainsi, si le Sénégal devient émergent, le cadre de vie des sénégalais va se dégrader si la politique de gestion des ordures ne change pas. L’émergence que les sénégalais veulent doit non seulement augmenter leur pouvoir d’achat entres autres mais doit leur permettre également de vivre dans un environnement sain et agréable. Il est temps que la gestion des ordures soit considérée comme une priorité nationale au même titre que la sécurité alimentaire pour laquelle l’Etat fait de grands efforts.

Actuellement, personne ne sait quel département ministériel est en charge des ordures. Aucun ministre ne veut de ce bébé. Toutes les tentatives de combinaisons pour nous débarrasser des ordures ont échoué. Ce n’est un secret pour personne, le Sénégal n’a pas une politique cohérente de gestion des ordures à courts, moyens et longs termes.

Les ordures n’étant gérées par aucun ministère en fait, l’évidence est de lui créer un département ministériel spécifique en le dotant de moyens suffisants pour désormais ramasser les ordures, recycler ce qui peut l’être et traiter le reste. On ne peut plus se satisfaire de  les ramasser et de les déposer loin des habitations seulement.

Parallèlement à une nouvelle politique de gestion des ordures adaptées, l’Etat doit s’attaquer frontalement au secteur favorisant la production de déchets pour les maitriser. Les emballages en plastiques doivent être abandonnés en faveur du papier à chaque fois que cela est possible. L’eau de boisson produit beaucoup de sachets plastiques et de bouteilles. Les sénégalais doivent être informés que l’eau du robinet n’est pas plus mauvaise que les eaux vendues dans des sachets ou dans des bouteilles. C’est vérifiable. Une bonne campagne d’information menée en collaborations avec les médias permettrait de réduire significativement la production de sachets plastiques dangereux pour les animaux et pour l’environnement. Des contrôles bactériologiques de l’eau vendue dans la rue pourraient donner des résultats explosifs, montrant que les sachets en dosettes seraient pires que le lait contaminé Lactalis.

L’Etat doit interdire comme beaucoup d’autres pays les sachets plastiques surtout de faibles grammages. La pollution de notre environnement par le plastique a atteint un niveau qui menace notre élevage et notre agriculture. Le résultat attendu dépendra de la fermeté de l’Etat et des moyens mis en œuvre pour le contrôle de l’application de l’interdiction.

Les sénégalais doivent être sensibilisés pour qu’ils utilisent au moins 3 poubelles : une poubelle pour les restes de nourriture, une deuxième pour les cartons et les bouteilles en verre et une 3ème pour le plastique et le métal. Avec ces 3 poubelles il serait plus facile de faire du recyclage et du traitement des ordures.

Il y a de réels problèmes de gestion des ordures au Sénégal. Tout se fait à l’informelle approximative. Avec un département ministériel dédié, des textes règlementaires et des manuels de procédures de gestion des ordures seraient rédigés suite à des concertations inclusives entre tous les partenaires impliqués dans cette nouvelle politique.

Le Ministère dédié pourrait même prendre en charge l’assainissement qui est aussi un volet pour lequel le Sénégal est très en retard.

Pr Demba Sow

Ecole Supérieure Polytechnique

Université Cheikh Anta Diop

  " width="200" align="left"> Le Sénégal est un pays très sale. Ne mettons pas de gants pour le dire. Nos villes et nos campagnes sont envahies par des tas de déchets polluants et puants de toute nature. Les populations, face à un Etat impuissant, cohabitent avec cette bombe écologique qui menace en permanence leur sant&...
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CONTRIBUTIONSAu Sénégal, le bilan d’un mandat ne serait pas si déterminant dans la réélection du Président de la République sortant par Pr Demba Sow
 Depuis 2000, on peut remarquer qu’au Sénégal, le bilan du Président de la République sortant n’est pas si déterminant pour sa réélection. Le Président Diouf qui avait misé sur ses réalisations (code électoral consensuel de 1992, forages, moulins, piscine olympique…) pour conserver le pouvoir en 2000 fut battu malgré l’utilisation abusive de la RTS pour vanter son bilan. Le Président Wade fut réélu en 2007 sans bilan reluisant mais en 2012, il fut battu avec un bilan très favorable. Comme le Président Diouf, le Président Wade abusa aussi de la RTS pour convaincre les sénégalais qu’il avait bien travaillé et qu’il méritait un troisième mandat. Pour la présidentielle de 2019, le Président sortant, sa coalisation et ses souteneurs croient dur comme fer que le Président Macky Sall sera réélu au premier tour grâce à son bilan. La RTS de 2018 rappelle curieusement celle de 2012. Pour être réélu en 2019, il faudra beaucoup plus que le bilan pour le Président Macky Sall. Les deux alternances démocratiques de 2000 et de 2012 ont montré à qui sait décrypter que les électeurs sénégalais sont matures et que nul ne peut plus les berner.

En 2000, le Président Abdou Diouf avait la conviction qu’il serait réélu facilement au premier tour. Il faisait confiance à ses collaborateurs qui le confortaient dans sa certitude de rester à la tête du pays. La propagande médiatique a été utilisée sans modération pour faire croire que le Président Diouf était le meilleur et que les autres candidats étaient des aventuriers dangereux indignes de la confiance des sénégalais. Le Président Diouf minimisait l’exclusion de Moustapha Niass du PS et la démission de Djibo Ka du même parti. C’est après sa défaite qu’il avoua son ignorance du mécontentement généralisé dans le pays et regretta les sorties de Moustapha Niass et de Djibo Ka du PS. Le Président Diouf sous-estimait également, royalement, ses adversaires politiques qu’il traitait de tous les noms d’oiseaux. Le locataire du palais de la république était convaincu qu’Abdoulaye Wade ne sera plus Président du Sénégal et que Moustapha Niass et Djibo Ka étaient des ingrats, des hypocrites et des nains politiques. Au soir du 19 mars 2012, le Président Diouf fut battu à plate couture par son opposant numéro 1, Maitre Abdoulaye Wade.

En 2007, le Président Wade gagna la présidentielle triomphalement malgré les protestations véhémentes de l’opposition d’alors. A son actif, il n’y avait pourtant pas grand-chose en termes de réalisations. Le candidat Wade avait bénéficié d’un contexte politique et social apaisé. Le peuple, très mature contrairement à ce que pensent les hommes politiques surtout s’ils sont au pouvoir, avait réélu triomphalement Maitre Wade lui offrant ainsi l’opportunité de réaliser ses nombreux projets.

En 2012, le Président Wade était candidat pour un 3ème mandat consécutif. Il avait de nombreuses réalisations incontestables à faire valoir : infrastructures dont tout sénégalais est fier aujourd’hui, nouvelles universités, révolution agricole (GOANA, Plan REVA…), renforcement de la démocratie avec les cartes d’identité numérisées, augmentation significative de salaire des travailleurs, diplomatie active et panafricaniste, retour des militaires français chez eux, recherche de nouveaux partenaires au développement etc. Fier de ses réalisations, le Président Wade avait créé, sans doute inconsciemment, les conditions de sa non réélection en 2012. Il avait cherché obstinément un 3ème mandat alors qu’il avait dit publiquement et partout n’en avoir plus le droit. C’est le fameux Wakh wakhette qui scella son divorce d’avec le peuple. En se dédisant, le Président Wade avait trahi la parole donnée. D’autres faits ont contribué très fortement aussi à la défaite du Président Wade : la supposée dévolution monarchique du pouvoir, les multiples tripatouillages de la constitution à des fins politiciennes, la martyrisation de ses compagnons (Idy et Macky entre autres), l’affaiblissement politique volontaire de ses alliés, la sous-estimation de ses adversaires politiques, la répression systématique de l’opposition et de la société civile, l’arrogance et l’insolence de certains de ses collaborateurs, l’octroi de salaires aux chefs de village, les dons de véhicules aux marabouts etc. Tous ces faits avaient enseveli les belles et nombreuses réalisations du Président Abdoulaye Wade. En accordant des privilèges aux chefs de villages et aux marabouts, Maitre Wade ignorait que ces notables et guides religieux n’avaient aucune emprise sur les électeurs. C’est bien après sa défaite que Maitre Wade comprit qu’il a été l’artisan de sa défenestration au soir du 25 mars 2012. La défaite du Président Wade, froidement et lucidement analysée, peut servir de leçon à tout président sénégalais candidat à sa succession. Maitre Wade a été sanctionné par les électeurs pour son forcing pour un 3ème mandat mais aussi à cause du tripatouillage excessif de la constitution. L’alternance de 2012 a montré sans ambages que les sénégalais sont attachés à certaines valeurs centrées sur le respect de la parole donnée, la moralisation de la vie politique et la bonne gouvernance. Faire ce qu’on a dit et dire ce qu’on a fait est désormais une exigence populaire au Sénégal. Les élections de 2000 et de 2012 ont montré aussi que les électeurs sénégalais ne sont pas à acheter. L’argent ne fait pus gagner les élections au Sénégal. A bon entendeur salut.

En 2019, les électeurs vont choisir leur Président de la République. Ils ont le choix entre reconduire le Président sortant et réaliser la 3ème alternance démocratique du Sénégal. C’est le moment des analyses sans complaisance et des pronostics ou divinations. En 2019, tous les indicateurs semblent synchrones pour dire que tout est possible.

Les partisans du Président Macky Sall et lui-même travaillent légitimement pour sa réélection au 1er tour en 2019. Tout semble indiquer que c’est l’optimisme qui prévaut dans le camp présidentiel. BBY et les autres souteneurs estiment que les nombreuses réalisations du Président Macky Sall pourraient suffire à convaincre les sénégalais pour le réélire au 1er tour en 2019 : infrastructures, CMU, bourses familiales, PUDC, PUMA, nouvelles universités, subventions de l’agriculture et de l’élevage, DAC, ANIDA, Journée de l’élevage, réhabilitation du Ranch de Dolly, modernisation des foyers religieux, TER ; baisse des impôts, arènes nationales, etc. Pour gagner au 1er tour, le Président Sall peut compter sur sa machine électorale, la coalition BBY. Toutefois, la coalition BBY de 2018 ne semble pas avoir le poids électoral que celle de 2012. Le PS et l’AFP ont été délestés d’une importante partie de leur électorat. Le camp présidentiel ne devrait pas ignorer ou sous-estimer les conséquences politiques de l’exclusion de Malick Gakou de l’AFP et de celle de Khalifa Sall du PS. Quant à l’APR, elle est minée dangereusement par des dissensions et des querelles internes que le Président Sall à intérêt à aplanir au plus vite. Le Président de l’APR ne devrait pas ignorer non plus que dans son parti, il y a beaucoup de porteurs de voie qui ont gelé leurs activités politiques. C’est incontestable, le Président Macky Sall a des réalisations à son actif et en sa faveur pour 2019. Il pourrait avoir un deuxième mandat pour poursuivre la matérialisation du PSE. Cependant, les seules réalisations du Président Sall ne vont pas suffire pour gagner l’élection présidentielle au 1er tour. Le camp présidentiel ne devrait pas perdre de vue que pendant les 6 ans d’exercice du pouvoir, il y a eu beaucoup d’affaires qui rappellent le magistère du Président Wade : Implication supposée de la famille du Président Sall dans les affaires de l’Etat, emprisonnement et exil de Karim Wade, rapports d’audits sans suite, emprisonnement de Khalifa Sall, objectifs agricoles insuffisamment atteints malgré les tapages, mauvaise commercialisation de l’arachide cette année, mauvaise organisation des élections législatives de 2017, chômage des jeunes non encore réglé, ébullition syndicale crescendo, création d’institutions budgétivores (HCCT, CNDT), débat inachevé sur le pétrole national, climat politique tendu, demande sociale insatisfaite, arrogance et insolence de certains collaborateurs du Président de la République etc. Ces faits et certains handicaps structurels pourraient avoir des impacts négatifs sur la réélection au 1er tour du Président Sall.

Le Président Sall et ses souteneurs pourraient être tentés de sous-estimer l’opposition. Ce serait une grossière erreur pouvant être fatale. En politique, on ne doit négliger ou sous-estimer aucun adversaire. Le Président Diouf l’avait appris à ses dépends en sous-estimant Djibo Ka et Moustapha Niass et on connait la suite. En 2012, Wade avait sous-estimé le candidat Macky Sall qui a été finalement son bourreau. On peut se souvenir des moqueries du candidat Wade parlant de la camionnette du candidat Sall au début de la campagne électorale de 2012.

L’APR et les souteneurs du Président Sall semblent sous-estimer Idrissa Seck. Si c’est le cas, ils ont tort. Certes Idy a beaucoup perdu à cause de sa gestion tortueuse de ses relations avec le Président Wade. Toutefois, depuis 2013, ce candidat potentiel fait de la rectification. Son récent tour du Sénégal constitue une illustration que l’homme de Thiès cherche à changer. Il faut aussi noter que Idrissa Seck est un des hommes politiques les mieux entourés en termes de ressources humaines. Cela est important car la faiblesse de certains de nos hommes politiques est souvent leur entourage composé d’hommes et de femmes incompétents, jaloux, menteurs et arrogants. En 2019, Idrissa Seck pourrait être un candidat redoutable pour le Président sortant. Le camp présidentiel a intérêt à prendre plus au sérieux la candidature certaine de l’homme de Thiès.

Le camp présidentiel ne doit sous-estimer aucune candidature en perspectives de 2019. Celle du jeune Ousmane Sonko pourrait faire mal si BBY le considère comme un nain politique sans envergure nationale. Qui aurait cru qu’il serait élu député en 2017 ?

La défaite des Présidents Diouf et Wade montre que le premier adversaire du président sortant est son entourage. Beaucoup de collaborateurs du président candidat ne disent pas à leur patron la vérité. Ils lui disent toujours que tout va bien, vous allez gagner au premier tour, les populations sont satisfaites de votre politique et sont avec vous, l’opposition est nulle et n’a aucune chance de gagner. Au Sénégal, le Président de la République semble être l’homme le moins bien informé des réalités de son pays. Les Présidents Diouf et Wade avaient dit haut et fort qu’ils ne savaient pas ce que tout le monde savait c’est-à-dire que les populations n’étaient pas satisfaites de leur gestion du pays. Des collaborateurs pourraient dire au Président sortant qu’il n’aura pas en 2019 des candidats à sa pointure à cause la non participation probable de Karim Wade et de Khalifa Sall à la présidentielle. Surement cela a été dit au Président Wade en 2012 et on connait la suite.

Les élections de 2019 seront âprement disputées. On sent déjà les prémices d’une campagne Pour conserver le pouvoir, le Président Macky Sall devrait sans délai requinquer sa coalition qui est une machine électorale grippée et demander à ses alliés de mouiller davantage le maillot. Le Président Macky Sall devrait aussi lâcher du lest  afin d’apaiser le climat social et politique du pays. Le secteur agricole, surtout le bassin arachidier, est dans une colère noire en ce moment. L’enseignement au Sénégal est en crise, une crise de confiance doublé d’un déficit de dialogue. L’école et les universités sont dans l’impasse. Un électrochoc est inévitable pour renouer le dialogue et restaurer la confiance. Le secteur de l’enseignement supérieur mérite d’être écouté et entendu. Le SAES mène une bataille pour laquelle l’Etat devrait être sensible.

C’est le moment pour le Président de la République de prendre des initiatives fortes pour calmer le jeu. Le Premier Ministre qui semble avoir la confiance des syndicats devrait prendre en main plusieurs dossiers dont ceux de l’enseignement et de l’agriculture. La récente manifestation de la modérée centrale syndicale CNTS devrait être prise au sérieux et sans délai. L’année 2018 a été déclarée l’année sociale mais elle pourrait aussi être l’année de conflits sociaux sans précédents.

Concernant l’opposition, une candidature unique lui serait fatale en 2019. Son intérêt politique jusqu’à l’élection présidentielle est d’entretenir un climat politique et social tendu et agité. Les candidats de l’opposition, chacun à sa manière, devront convaincre les électeurs qu’ils feront mieux que le Président sortant. Les sénégalais en ont marre du sous développement. Les candidats de l’opposition sont attendus sur leur programme pour les 5 prochaines années. Il est souhaitable que chaque candidat de l’opposition décline sa vision par rapport aux secteurs clefs de notre développement économique et social avec des propositions cohérentes, crédibles et conformes aux aspirations des populations ; éducation, agriculture, élevage, pêche, environnement, chômage, santé, bonne gouvernance, décentralisation, aménagement du territoire, diplomatie, paix en Casamance, sécurité etc.

Aux candidats de 2019, le Sénégal a assez du sous développement, une aberration injustifiée. On a tout pour nous développer : ressources humaines de qualité exceptionnelle, des terres agricoles insuffisamment valorisées, de l’eau disponible, du phosphate pour l’engrais, des universités, des instituts de recherche, de l’espace pour l’élevage, des entrepreneurs dynamiques, un tissu industriel insuffisamment soutenu, des mines etc. Le problème de notre pays est qu’on ne met pas toujours l’homme qu’il faut à la place qu’il faut et on ne sanctionne pas le manque de résultats et/ou les fautes de gestion. Un incompétent est rarement limogé.

Le Président Macky Sall a le PSE pour l’émergence du Sénégal. Les électeurs souhaitent connaitre les plans pour l’émergence du Sénégal des autres candidats avant 2019. Notre pays ne veut plus figurer dans le lot des Pays les Moins Avancés du monde (PMA).
Pr Demba Sow
 
Ecole Supérieure Polytechnique
Université Cheikh Anta Diop

" width="200" align="left">  Depuis 2000, on peut remarquer qu’au Sénégal, le bilan du Président de la République sortant n’est pas si déterminant pour sa réélection. Le Président Diouf qui avait misé sur ses réalisations (code électoral consensuel de 1992, forages, moulins, ...
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Les dix millions de Cheikh Kanté ont failli gâchée l’AG des femmes de BBY à Pikine


Les impactés du TER roulent pour Macky Sall


Kolda : La planification au centre des préoccupations des élus locaux


Renforcement des capacités des artisans à Kolda : La chambre des métiers au cœur du dispositif


Pour non-respect des engagements par l’Apix, les travaux du TER bloqués


Ansoumana Dione réclame la destitution du président Macky Sall


Moussa Baldé « méfiez-vous des candidats… »


DentalTv: Il faut pacifier les relations entre agriculteurs et éleveurs


Kawteef: Xooleen daw tuberculose fii ci Yeumbeul




DentalTV: Teuss! Regardez ce que le comédien Baba Sy dit de Leyti Fall


DentalTV: Kaawteef! Mamadou Yaya BA se défoule sur Idrissa Seck


DentalTV- Un sage peul fixe des priorités au président Macky Sall


DentalTV:Pr Tamsir Sylla dénonce le comportement des forces... Regardez


Dental TV: Eskey! Voilà un rappelle à l'ordre d'un petit fils de sérigne Touba


DentalTv: Abdoul Khadre Kane, premier almamy du Fouta Toro


DentalTv: Moussa Baldé à ses militants " Je suis pour la coopération et la mutualisation..."


DentalTv-Imam Grande mosquée:”Démocratie ne veut pas dire indiscipline”


Polémique-Wiri Wiri - Oustaz Alioune Sall tranche le débat : "Sëy bi…"


Pr Lamane Mbaye il y a une sorte de tocardisation....


Bécaye Mbaye parle des futurs adversaires de Eumeu Sène roi des arènes


Eumeu Sène nouveau roi des arènes


Adae/j gèle ses activités dans Bby


Le Sénégal étouffe sous le poids des déchets plastiques


Dr Assane KA "Auchan n'est pas accepté au Sénégal..."


Mame Diarra Mbaye""Auchan est un prédateur économique"


"PROPLAST EST LA SOLUTION A..."


Il nous faut de la tranquillité dans ce pays


Les sacs plastiques nous tuent


Le 3ème âge de Yeumbeul sud interpelle l'état


Le centre national psychiatrique souffre d'un manque de personnel qualifié


DentalTv:Dabel BA "nous voulons une maison de la femme à Yeumbeul sud"


Bour Guéweul fusille le maire de Yeumbeul nord


Dr Alioune Diop "Il y'a une urgence de régler la question des candidatures


souleymane Ndoye invite le gouvernement à prendre ses responsabilités


Charles Mendy avertit Bougane Guèye Dany


Mame Mbaye révèle les solutions au chômage des jeunes


Les acteurs de la santé communautaire en conclave à Pikine


Les élèves également étaient de la partie


Serigne Babacar KANE rend hommage aux forces de défense et de sécurité


Belle prestation des majorettes de Rio


Tout sur le bilan financier du Forum économique de Rufisque


Ansoumana Dione invite le président Macky Sall à...


Nafissatou Diouf happée par l'Apr


Rufisque honore Anta Madjiguène Ndiaye


Yatma Fall réclame un plan départemental


Souleymane Ndoye explique le Forum de Rufisque


Ndeye Ndack Diaw " la femme est régulatrice..."


Thierno Mbengue président des mareyeurs du Sénégal explique la ...


Une solution à l'avancée de la mer à Rufisque


Agression des zones d'eau: Mame Thierno Dieng incrimine l'administration


Oustaz Modou Dieng Les sénégalais doivent s'inspirer de l'idéologie mouride


Alioune Leye déchire le budget de Ndiagne Diop


Les sirènes de la division refont surface à Bambilor


Ipar milite pour l'accès des femmes au foncier


Des stagiaires prêts à service l'école sénégalaise


Gorgui Ciss "Il nous faut développer l'agriculture urbaine dans Rufisque"


Oumar Guèye" Souleymane Ndoye est sur la bonne voie..."


Souleymane Ndoye "Il n'y a pas d'opposition à Rufisque"


oumar Guèye plane sur Rufisque


Thérèse Faye Diouf "L'opposition n'a aucun bilan à opposer au président Macky Sall Regardez


Abdoulaye Ndour DAGE Présidence à Ndiaye Diop "vous êtes sur la bonne voie.. " Regardez


Belle prestation de Khar Mbaye


Salimata arrose les femmes à coup de millions


"Les danseuses léboues impressionnent " Regardez


DentalTV:Voici le folklore qui accompagne la visite de nos ministres. Ici Diène Farba Sarr" Regardez


DentalTV: Thierno Aliou BA sur l'émigration Regardez


VIDEO : Tapha Tine trop fort pour Yékini Jr


DentalTV- "Cherif Mballo critique la décision américaine mais félicite Trump " Regardez


Video-Moustapha Niasse : « Je ne demande pas à être reconduit à la tête de l’AFP »


Rama Yade :"L'AIBD sera un des marqueurs forts du PSE et du septennat de Macky Sall"


Dental Tv:" Effage agresse et jette Cité Diarafe en prison à ciel ouvert"


Macky Sall: Abdoulaye Wade a entamé le travail de l’AIBD, nous l’avons redressé et continué – Regardez


Dr Moustapha Cissé coordonnateur adjoint du PNLP


Madické Niang s'explique sur la demande d'ajournement ...


La LONASE soutient la lutte contre le cancer


DentalTV: Le coordonnateur de Horizon 2019 Ak Karim s'en prend à Cheikh Yérim Seck REGARDEZ


DentalTV: A l'assaut de la mort REGARDEZ


DentalTv: Admirez ce chef-d'oeuvre du président Wade


DentalTV- Les négligences de la SDE sur la conduite du Lac De Guiers REGARDEZ


La divagation des animaux n'épargne pas Dakar REGARDEZ


DentalTV- Législatives 2017: Kalidou Diallo tire les leçons de ces élections à mi-mandat


Maham KA réclame 3 millions au ministre Aly Ngouille Ndiaye


Yoro BA de l'Apr sur l'unité de BbyRegardez


DentalTV- Ndèye Fatou Diouf:Le porte-à-porte permet de relever beaucoup d'amalgames


Dr Cheikh présente les investis à ses militants REGARDEZ


Les victimes des démolitions accusent l'état et la Descos


Cheikh Tidiane Diouf, liste les réalisations de l'équipe du maire de Diass


Mariama Dione 2ème adjoint au maire de Diass


DentalTv: Convention Unacois/Jappoo et Ensup pour un centre incubation de jeunes entrepreneurs.


Macky à l’imam: L’Etat ne peut rien sur les deux Korites, Mais…


Alla Dieng, Sg Unacois expose le gala d l'entreprise


Papa Saer Gueye se prononce sur les investitures dans la diaspora: regardez


Hué par des étudiants, Alpha Condé pique une colère noire


L'ARTP appuie l'enseignement supérieur à hauteur 2 milliards 400 millions FCFA


Dior Thiam PCA FGA" Macky Sall fera le bon choix des candidats à la députation."


Kalidou Diallo se prononce sur la situation politique et syndicale REGARDEZ


Législatives 2017: Un analyste politiique donne les chances de la coalition BBY


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Dr Pape Amadou Fall invite à la cohésion de Bby


Grande bataille pour les législatives


L"édile de Mérina Ndakhar oeuvre pour une large victoire de Bby aux législatives


les obsèques de Serigne Cheikh Al Maktoum avec Al Amine, Macky Sall et…


HORIZON 2019 AK KARIM WADE DEROULE A MALIKA


Ousman Badjie, chief of Gambia army force


Youssou Touré danse en plein meeting Regardez


Des bus climatisés pour Ndioum et Podor


Macky veut corser les peines contre les voleurs de bétail


Vidéo incroyable: Yaya Jammeh au téléphone avec le nouveau Président Gambien


Le libéral se défoule sur Benno Bokk Yaakaar


Guédiawaye: Benno Gagne les élections du HCCT


Ndaanaan bientôt sur DentalTV


L'auto-stop, un danger social


DentalTV: Nemmeeku


Revivez le combat Lac de Guiers 2 vs Yekini en vidéo


Tacko Camara invoque les esprits pour une paix au Sénégal


Momar Ndao soutient la médecine traditionnelle


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Violence entre garçons et filles


Trente minutes sans limite


Voici une des négligences des sénégalais


Le Civisme des sénégalais en question


Furli avec Leïty Ndong


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La prière, seul rempart face au terrorisme


Regardez:Comment se soigner par les plantes


Boune Dionne s'essaie à la plaidoirie


Comment Aïda Mbodji gère ses réunions politiques


Birima Mangara galvanise ses services


Prévention routière


Des populations de Ouakam crient au bradage de leurs terres


Graves révélations sur Idrissa Seck


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